Alimentation en eau (sourcé)

Problème

L’eau est le nerf du canal de Bourgogne : dénivelé élevé, bief de partage au sommet, sections peu alimentées par les ruisseaux (surtout Rougemont→Pouilly, 64 km).[S008]

Durant toute la phase commerciale, le manque d’eau reste une préoccupation constante ; la navigation pouvait être interrompue plusieurs mois par an.[S008][S012]

Trois sections (Galliot, 1911)

  1. La Roche → Rougemont (~94 km) : canal « latéral » à l’Armançon ; prises d’eau + réservoir de Pont-et-Massène.[S008]
  2. Rougemont → Pouilly (~64 km) : dépendance critique aux réservoirs de partage.[S008]
  3. Versant Saône : prises dans l’Ouche.[S008]

Réservoirs

Structure type : digue maçonnée, évacuateur de crue, décharge de fond, tour de prise d’eau.[S008]

Réservoir Position vs partage Mise en service Notes
Chazilly, Tillot, Grosbois, Cercey Au-dessus Tillot/Cercey/Panthier dès 1835 ; Grosbois/Chazilly 1838 Rigoles vers bassins Pouilly / Escommes (sauf Tillot)[S008]
Panthier En-dessous (versant Saône) Adjudication 1830 ; service ~1835–1836 ; agrandi 1866–1873 Digue terre >1,1 km ; livraison via rigole des Bordes au bief 10S (Vandenesse) — pas Yonne[S082][S084] ; détail ../lieux/lac-panthier.md
Pont-et-Massène Via Armançon Construit 1878–1883 Multi-usages : canal, régulation, eau potable Semur ; parc paysager[S008]

Panthier (approfondissement) [S082][S084][S086]

  • Projet Bonnetat ; entrepreneur Leblanc (15 déc. 1830) ; mise en eau 1836.
  • Agrandissement Henri Bazin : exhaussement digue 7,60 → 13,60 m ; digue de ceinture ~1 200 m ; réservoir vidé 1870–72, remis en eau 1873.
  • Capacité inventaire 8,05 M m³ ; VNF à cote RN : 7,57 M m³ / 105 ha — [DIV] léger vs WP « 9 M / 130 ha ».
  • Remplissage : ruisseau de Panthier + rigole Montoillot +, depuis 1910–1911, rigole des excédents du bief de partage (Vérot).
  • Région BFC (2026) : fournirait ~80 % de l’eau du versant Saône (Pouilly→Saint-Jean-de-Losne) — chiffre communication institutionnelle [UNI] à croiser.[S086]
  • Mai 2026 : chantier VNF modernisation (~15 M€ ; nouvel évacuateur de crues ; retour cote historique) — utile pour ch. 16.[S086]

Grosbois (approfondissement inventaire) [S068]

  • Conception Bonnetat + Lacordaire ; chantier 1830–1838 ; vallée de la Brenne.
  • Digue maçonnerie ~550 m ; contreforts +7 (1840) puis +2 (1852).
  • Hauteur de retenue : 22,50 m à l’origine → réduite à 19,50 m en 1895 (suite catastrophe Bouzey, Vosges, 87 morts).
  • Contre-réservoir 1900–1905 (Galliot / Cléry) ; consolidations 1922–24, 1948.
  • Maison de garde : projet Alexandre Collin, 2 janv. 1841.
  • Rigole vers port de Pouilly : ~14 km dont souterrain Soussey ~3,6 km.[S068]
  • Volumes inventaire : réservoir 222 000 m³ ; contre-réservoir 828 000 m³ — très inférieurs aux 8,6 M m³ Wikipedia [S030] → tag [DIV] / probable erreur d’une des deux sources ; ne pas trancher sans Legros / Bordes [S081].

Contre-réservoir + extension déjà notés [S008].

Prise d’eau dans la Saône (1897) + usine hydroélectrique / pompes (décision 3 juil. 1913) pour les 3 derniers biefs Saône (perméabilité).[S008]

Réseaux

  • ~30 réseaux hydrauliques (aqueduc, vanne, déversoir, rigole…).[S004][S008]
  • 25 rigoles d’alimentation stricto sensu (16 prises rivières, 4 remplissage réservoirs, 4 depuis réservoirs).[S008]
  • 29 déversoirs repérés.[S008]

Rôle territorial : régulation des rivières, lissage de crues, débit plus régulier pour usines riveraines.[S004][S008]

Projets non réalisés

Sept réservoirs supplémentaires envisagés (années 1870–1930), tous en Côte-d’Or — non construits.[S008]
Agrandissement Tillot étudié puis abandonné.[S008]