Frère Matthew Cole
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nom: "Matthew Cole"
aliases: ["frère Matthew", "le chapelain anglais"]
role: secondaire
statut: brouillon
premiere_apparition: ""
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Statut historique
Personnage fictif.
Identité
- Âge : 30–40 ans
- Origine : Angleterre
- Fonction : chapelain et clerc du détachement de Harcourt
- Langues : anglais écrit, latin, français correct
- Position : chargé des lettres, inventaires et rapports militaires
Personnalité
- Méticuleux, fier de son instruction
- Plus sensible aux règles et aux textes qu’aux habitants
- Ne partage pas toute la brutalité de Harcourt, mais la sert par obéissance
- Sous-estime Perrin en raison de son illettrisme
Rôle dans l’intrigue
Matthew a rédigé la trame du dossier militaire à partir des observations du chantier et des officiers. Colart Roussel, alors secrétaire infiltré dans l’entourage de Harcourt, a participé à la mise au net et aux corrections de la copie qu’il a ensuite récupérée pour le réseau royal.
Perrin présente à Matthew de courts fragments ou termes du dossier sous prétexte de comprendre des consignes anglaises liées au chantier, mais ne lui abandonne jamais les originaux. Le clerc transcrit sur des feuillets séparés ce qu’il voit et le traduit en présence de Perrin. Les extraits sont montrés dans le désordre, sans titres ni mise en page ; la correction de Colart a en outre été ajoutée après la dernière relecture de Matthew. Celui-ci traduit donc d’abord honnêtement sans reconnaître le document complet.
Son langage trop technique oblige Perrin à ramener les mots à ce qu’il connaît : charges, épaisseurs, joints et pierres maîtresses.
Au château, Perrin doit enfin lui montrer une proposition presque entière. Matthew reconnaît l’enchaînement de ses rubriques et l’une de ses propres tournures ; il comprend que Perrin possède la copie dérobée. Pour le détourner de l’ancien passage, il traduit volontairement le terme décisif comme si le mur était plein et solidement lié.
Le mensonge échoue pour deux raisons. La première est de la pierre : Perrin a déjà tapé le bouchon et l'a entendu sonner creux sous la clef. La seconde est de mémoire : pour désigner le mot rempli, Matthew pose le doigt sur un groupe qu'il avait lui-même traduit dix jours plus tôt, honnêtement, par dessous. L'illettré tient tout dans sa tête et prend le clerc à sa propre écriture. La mesure corrigée et le signe laissés par Colart achèvent de confirmer ce que le tailleur perçoit dans le mur.
Détail utile : Perrin le paie de cette fausse traduction avec les deux gros que Harcourt lui a donnés pour rapporter les bruits de la vallée.
Matthew adresse d’abord à Oudot un avertissement prudent plutôt qu’une accusation : reconnaître immédiatement le dossier l’obligerait à avouer ses traductions antérieures et son incapacité à identifier les feuillets volés. Oudot inspecte le chantier, ne trouve aucun document sur place et voit une façade intacte. Il refuse d’arrêter sans preuve le tailleur que le duc a publiquement désigné pour les réparations. Perrin quitte donc le château à l’heure normale. Matthew rassemble ensuite ses transcriptions, formule enfin une accusation explicite et renvoie Oudot sur ses traces, mais Perrin a déjà gagné Vandenesse.
Relations
| Personnage | Nature du lien |
|---|---|
| Harcourt | Supérieur militaire et protecteur |
| Perrin | Ouvrier méprisé, puis adversaire intellectuel capable de démasquer sa fausse traduction |
| Oudot | Collaboration méfiante |
Arc
Matthew survit au coup de main. Son sort précis — fuite avec les Bourguignons ou capture secondaire — n’a pas besoin d’occuper le dénouement.
Ne pas en faire un « bon Anglais » caché : il peut être moins cruel que Harcourt tout en restant complice de son système.