Sir Edmund Harcourt

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nom: "Sir Edmund Harcourt"
aliases: ["le capitaine anglais", "Harcourt"]
role: antagoniste
statut: brouillon
premiere_apparition: ""
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Statut historique

Personnage fictif. Son détachement représente la coopération militaire anglo-bourguignonne en 1429, attestée et continue de 1419 à 1435.

Il n’est pas capitaine de Châteauneuf et ne commande rien dans le duché. Le duché n’est pas un territoire occupé : il n’y a pas de garnison anglaise en Bourgogne en 1429. Harcourt est en commission, présent par congé du duc, avec sa retenue campée à part dans l’enceinte. Voir ../monde/regles.md et ../../recherches/presence-anglaise-bourgogne-1429.md.

Son autorité est empruntée : il obtient de Guyot un sceau et d’Oudot des sergents. Aucune arrestation, aucune détention, aucun coup n’est porté en son nom propre. Sa vraie force est la peur qu’il inspire à un seigneur qui n’ose pas le renvoyer.

Modèle réel invoqué en arrière-plan : Perrinet Gressart, capitaine de La Charité-sur-Loire depuis 1423 au nom du duc et d’Henri VI, mais soldé par l’Angleterre. C’est exactement ce que Harcourt prépare pour Châteauneuf, et c’est le précédent que Hugues cite au chapitre 11.

Identité

  • Âge : environ 40 ans
  • Origine : Angleterre ; carrière en France
  • Fonction : chevalier en commission, chargé de relever les places de l’axe Auxerre–Chalon pour le compte de Rouen ; Châteauneuf est sa base du moment, pas son commandement
  • Retenue : une vingtaine de combattants (hommes d’armes et archers), deux mesureurs, des clercs — effectif d’escorte normal pour un officier de son rang, jamais une garnison
  • Langues : anglais et français fonctionnel

Personnalité

  • Intelligent, méthodique, convaincu que la peur coûte moins cher qu’une garnison nombreuse
  • Méprise les villageois et considère les auxiliaires bourguignons comme interchangeables
  • Ne torture pas par plaisir théâtral : il le fait parce qu’il croit cette méthode efficace, ce qui le rend plus froid
  • Supporte mal qu’une personne qu’il juge faible — notamment Jehanne — lui résiste

Actions antagonistes

  • Commande un relevé en anglais des défenses de Châteauneuf afin de renforcer la place
  • Organise l’interception et la mort du faux courrier anglais à La Lochère
  • Lance la recherche brutale du dossier manquant
  • Fait arrêter des habitants de Baume et Créancey
  • Fait enfermer Martin Foucherot malgré ses services, parce que les vêtements à cachettes ont été fabriqués sous son toit et qu’il peut servir de moyen de pression
  • Ordonne les coups et menaces de torture contre Jehanne ; aucune violence sexuelle
  • Prépare une répression plus large contre le réseau royal

Relations

Personnage Nature du lien
Perrin Le sous-estime comme simple ouvrier
Jehanne Prisonnière qui refuse de livrer le réseau
Martin Foucherot Informateur indirect qu’il traite comme un complice jetable
Hugues Soupçonne sa double allégeance sans pouvoir la prouver
Guyot de Châteauneuf Allié imposé / rapport de pouvoir tendu

Arc

Harcourt croit contrôler les lettres, les hommes et la pierre. Il laisse Perrin entrer parce qu’un tailleur illettré ne lui paraît pas dangereux.

Cette erreur permet le coup de main royal. Harcourt est capturé vivant dans la salle du logis, où il était remonté chercher ses coffres, et emmené lors du retrait.

Sa dernière scène est une question de métier, non de haine : il demande à Perrin par où l'on est entré et s'entend répondre que ses maçons mesuraient ce qui se voit. Ses écritures brûlent le matin même dans le four du bourg de Vandenesse. Échangé deux ans plus tard, il meurt en Normandie.

L’antagonisme doit viser Harcourt, son dispositif et ses complices, sans transformer chaque Anglais ou Bourguignon en personnage intrinsèquement mauvais.