Social des chantiers
Angle demandé : conditions et société du chantier — sans fiction. Sources encore minces pour le canal de Bourgogne lui-même ; ne pas extrapoler depuis d’autres canaux (ex. Amérique du Nord) sans le dire.
Ce qui est documenté (Bourgogne)
Organisation
- Travaux par tronçons / ateliers (ex. « atelier de Crugey », carte des carrières 1829, AD Côte-d’Or).
- Chaîne hiérarchique : entrepreneur → responsable d’atelier → ingénieur des Ponts (bons pour soins, etc.).
- Adjudications à des entrepreneurs (ex. Saint-Père pour écluses près de Dijon ; Guillemot pour le tunnel — peu présent sur le chantier selon l’inventaire).
Main-d’œuvre
- Wikipedia : sous Collin, plusieurs milliers d’ouvriers se déplacent avec l’avancement des travaux et font vivre le commerce local — à croiser (source unique encyclopédique).
- Tonnerre patrimoine : travailleurs souvent étrangers au Tonnerrois ; camps de fortune ou hébergement chez l’habitant (ex. Dannemoine) ; implication des autorités locales.
- Même source : afflux à l’hôpital de Tonnerre (blessures, fièvres, dénutrition) ; procédure de bons validés par l’atelier puis l’ingénieur.
Impact foncier / urbain
- Cessions de parcelles (ville, hôpital de Tonnerre) pour le tracé ou le nouveau lit de rivière (Empire).
- Visites d’ingénieurs / élus pour réception d’ouvrages (exemple Gauthey + Chartraire de Montigny, 1790).
Ce qui manque (à chercher)
- Salaires, durée du travail, nationalités / origines précises
- Accidents sur le tunnel (nombre, causes)
- Grèves ou émeutes sur ce canal (le site burgundy-canal.com évoque des grèves — vérifier sources FR)
- Vie des familles d’éclusiers après mise en service (angle « après »)
- Prisonniers / main-d’œuvre contrainte (mention 1909 Espagnols à Tonnerre = chantier ultérieur / entretien ? clarifier période)
Garde-fou éditorial
Ne pas écrire un chapitre « misère ouvrière » générique. S’appuyer sur archives hospitalières, adjudications, rapports d’ingénieurs ; signaler les lacunes.