Apparence
Règles du monde
Cadre historique réaliste (pas de magie). Fidélité générale aux faits majeurs ; liberté sur les personnages locaux et les missions d’espionnage.
Cadre général
- Année 1429, duché de Bourgogne sous Philippe le Bon, allié aux Anglais. Les succès de Jeanne d’Arc et le sacre de Charles VII fragilisent cette alliance sans y mettre fin.
- Charles VII : roi contesté / roi de France selon le camp ; ses agents cherchent infos, ralliements, sabotages diplomatiques.
- Châteauneuf : seigneurie / forteresse contrôlant un nœud de routes au sud de l’Auxois.
- Les Anglais présents sont des alliés du camp bourguignon, non des envahisseurs aux yeux de ses officiers.
- Le roman adopte néanmoins un axe moral clair : les partisans de Charles VII protègent les habitants ; Harcourt et ses auxiliaires utilisent torture et répression.
Contraintes fortes
- Pas de canal de Bourgogne
- Pas de réservoir de Panthier ni d’infrastructures modernes
- Communications lentes : lettres sceautées, messagers, code verbal, signes
- Un espion découvert = torture / gibet / bûcher selon statut et accusation
- Loyauté nobiliaire ≠ loyauté nationale moderne : on sert un seigneur, un duc, un roi, un serment
- Le narrateur ne possède que les informations accessibles à un villageois de Baume
- Perrin déchiffre très difficilement le français et ne comprend pas l’anglais
- Les plans et nombres peuvent lui parler grâce à son métier de tailleur de pierre, avant que le texte lui soit traduit
Exceptions / failles (opportunité fiction)
- Marchands et clercs circulent entre camps
- Mariages, parentés, dettes traversent les lignes
- Les succès de Charles VII fragilisent les certitudes sans abolir l’alliance anglo-bourguignonne
- Un agent royal peut se faire passer pour un courrier anglais s’il maîtrise la langue, les usages et les signes de reconnaissance
- Un coup de main limité peut rester sans conséquence durable sur la possession historique du château : libération, sabotage et retrait avant les renforts
Langues des documents
Le français et le latin restent courants dans les administrations. Le dossier du roman est rédigé en anglais parce qu’il émane d’officiers anglais et doit circuler dans leur chaîne militaire ; ce n’est pas présenté comme la règle générale.